Toujours à propos de « Pirater n’est pas voler »

Pas d’inquiétude à propos de l’orthographe. Malgré un éventuel aspect pédagogique pour le lecteur, vous attaquer sur la forme reviendrait à rentrer dans votre jeu.

J’a accepté ( en plus de l’alimenter et de l’inciter) le débat public à l’instant ou j’ai réagi sur ce blog, j’ai peur de ne pas comprendre duquel de mes dires vous déduisez mon supposé refus.

Ou alors parlez-vous toujours d’un débat qui ait lieu dans le monde physique ?

J’anticipe un peu au cas où: ceci est tout simplement hors de question, pour ma part. Un échange qui commence sur internet, qui a trait à internet, qui implique internet, ne se déroulera pas ailleurs me concernant. Question de logique (Comment peut-on exiger d’un bûcheron que l’on désigne comme responsable d’une épidémie décimant les vers de terre de venir accueillir les critiques au fond d’une mine de sel ? On va en foret, sur son lieu de travail).

Concernant vos divers « constats » et « faits », toujours aucune référence à produire ? Même un lien tout nu, non mis en forme, brut, que sais-je, vous illumineriez ma journée…

Ou vous reprenez avec ce 40% l’un de mes clins d’oeils sur les chiffres du SNEP ?

Pourquoi vouloir à tout prix obtenir une compensation 1:1 compensant la « chute des ventes physiques ». Les producteurs de pétrole ne se font pas d’illusions sur leurs ventes, lorsque les voitures à hydrogène débarqueront pour le grand public.

Pour les chiffres de vente que vous proposez, ouvrez un compte WordPress comme je l’ai fait, vous pourrez faire une publication et y joindre des documents.

Ceci dit, dans « vos chiffres de vente », vous entendez uniquement ceux de vos productions ? Si c’est le cas, expliquer comment les interpréter au niveau suisse, européen ou mondial, ainsi que dans quelle mesure ils sont représentatifs de l’industrie musicale en général (ne) les rendra (que plus) intéressant.

la différence entre écouter un morceau sur un MP3 ou sur un CD, et ce en dehors du son

J’ai interprété « un morceau sur un MP3 » de la façon suivante: « un fichier audio au format MP3 résidant sur un lecteur multimédia portable ». Toutes mes excuses en cas de mécompréhension.

Pardonnez-moi également pour cette précision, qui tient un peu de la déformation professionnelle. En effet, dans la technique, et en particulier dans l’informatique (sur laquelle repose le Web), être ou faire « à peu près juste » revient quasi-systématiquement à faire totalement faux, avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent. Ce qui est autant valable quand on travaille dans le domaine que quand on tente de légiférer dessus.

Donc, sans entrer en matière sur la qualité de rendu audio, voici ce qui me vient à l’esprit:

– Le lecteur de fichiers MP3 ne produira pas de coupure du son consécutivement à des chocs, s’il fonctionne à base de mémoire FLASH
– Pour un morceau au format MP3 écouté sur un baladeur, pour peu qu’il soit issu d’un CD original dûment acquis, on aura rémunéré l’artiste 2 fois, puisqu’on aura aussi payé une redevance étant allée à la SUISA, qui ensuite rétribue les artistes (23 millions de francs d’encaissés pour 2008)

Peut-être vouliez-vous plutôt aborder la question de ces fichiers MP3 « forcéments » illégaux qui résident sur un baladeur, et dont il est inconcevable qu’ils soient soit légitimés par un pendant acquis légalement, ou même issus d’un CD original, comme permet de le faire l’immense majorité des lecteurs multimédias logiciels que l’on peut installer sur un ordinateur ?

Ne me faites pas passer pour ce que je ne suis pas

Mais encore ? Vous n’êtes donc pas un simple agitateur et pouvez prouver ce que vous avancez de manière crédible ? Même au delà de votre propre situation ?

comment les gens se procurent la musique aujourd’hui puisque ce n’est pas via le P2P que les gens “trouvent” l musique aujourd’hui:question c’est par quel biais ?

Euh, comment vous expliquer autrement qu’en vous proposant de tout relire…

Comment les gens trouvent ou découvrent-ils leur musique ?

Par le P2P, notamment.

Ensuite, s’ils font preuve d’honnêteté, ils achètent ce qui leur a plu, qui les a bouleversé, ou qu’ils ont écouté une semaine en boucle sans réussir à cerner pourquoi. Vous ne vous imaginez pas à quel point je regrette le défunt Audiogalaxy, et son option « Users who downloaded this song also liked… ». Persister dans l’honnêteté, en tant qu’étudiant, menait au bord de la famine 😉

Je compte sur vous pour ne pas vous dérober , vous qui m’avez accusé de le faire

S’il ne me fallait relever qu’une des interprétations fallacieuse de tous vos commentaires, ou même seulement du dernier, autant le faire avec celle-ci. J’avais évité l’exercice jusqu’à maintenant pour ne pas faire quadrupler la taille de mes commentaires, mais il semble temps de s’y adonner puisqu’il plombe le fil de discussion.

Si je vous ai accusé de quelque chose, c’est d’utiliser la dérobade pour éviter de devoir vous justifier. Et encore, je vous ai simplement demandé si vous n’aviez pas l’impression d’apporter du crédit à vos détracteurs en faisant mine d’utiliser cette méthode.

Mais je comprends votre intérêt stratégique a travestir le propos dans le but de susciter un sentiment d’obligation qui pousserait à accéder à votre requète. Tout comme le courrier non sollicité ou l’on devrait « soit payer, soit renvoyer » le contenu, ca ne prend pas.

Au cas ou une gène serait par ailleurs suscitée par une impression d’anonymat venant de mon pseudo, je vous invite à utiliser des outils en libre accès pour la dissiper.

personne ne vous a dit que nous étions pour une coupure d’internet

Si je vous suis, être signataire d’une lettre de soutien à un projet de loi dont c’est le but principal ne veut pas dire que vous êtes pour ?

le drame c’est qu’il n’y aucun civisme et que (vous) nous forcez à avoir des lois

Pour un problème dont aucune étude impartiale ne vient confirmer la cause, et dont quelques unes qui pourraient l’être pointent dans l’autre sens ? Je ne vois pas…

Le jour ou les grandes surfaces ne feront plus assez de bénéfice à leur goût sur la vente de dents de lion, il sera donc logique d’édicter une loi interdisant leur récolte dans la nature, et de mettre en place les moyens nécessaires pour répandre des pesticides sur toutes les surfaces « non agrées » ?

liberticide, le terme me semble mal choisi

Vous le dites vous-même, la finalité est la coupure (de l’accès internet). On bride donc la personne ou la famille concernée d’un vecteur, voire DU vecteur, pour nombre d’internautes, d’expression de leurs libertés civiques.

je veux bien passer pour le méchant

Vous vous en sortez bien 😉

n’importe quel informaticien arrivera à contourner la loi, super belle mentalité

Indépendament du jugement effectué, qui ne changera rien au fait, il se cache peut-être ici un élément de compréhension. Dans le monde réel tout comme sur internet, il y aura statistiquement toujours quelqu’un qui essaiera de réaliser soit le meilleur, soit le pire. Si les gens peuvent le faire, d’autant plus si c’est simple et pas cher, voire gratuit, ils le feront, belle mentalité ou non.

Indépendament de ceci, c’est aussi un monde ou vous (par « vous » j’entends « le particulier ») trouverez et pourrez utiliser légalement à peu près n’importe quel outil sans devoir débourser quoi que ce soit, si ce n’est les frais nécessaires à garder la porte ouverte sur ce monde. Là ou les choses deviennent payantes (mais pas systématiquement), c’est lorsqu’elles proposent une fonctionnalité qui va au delà de l’utilisation standard.

Il se pourrait donc bien que des inspirations soient à tirer du fonctionnement du monde du logiciel libre (ce qui est déjà le cas pour la « musique libre »), puisqu’il est très difficile de pouvoir fonctionner par une logique de vente classique vis à vis du consommateur particulier (par analogie aux logiciels non libres, mais qui sont gratuits pour une utilisation privée, mode de faire sans doute difficilement applicable à la musique).

J’ébauche donc en très, très, très résumé, les quelques principes du logiciel libre. Il existe divers types de licenses libres qui (toujours en résumant), spécifient généralement que le travail peut être repris, amélioré, intégré à autre chose, bref, utilisé sans autorisation explicite, dans la mesure ou la « source » et sa license sont transmises et rendues accessibles à tous. Les gens qui gagnent leur vie avec le logiciel libre ne vivent donc pas de sa vente, mais l’améliorent sans cesse tout en monnayant leur expertise quand à son utilisation, ou alors sont employés par des companies qui ont un intérêt et/ou tirent avantage de ce qui est développé. De nombreux projets libres (ou « Open source ») sont également soutenus par des dons.

Ce qui m’amène, dans cet élan (insoupçonné lors du début de la rédaction de ce commentaire), à une suggestion d’ébauche de système, qui pourrait ne rien donner, ou au contraire, beaucoup:

Imaginons une plateforme (web, s’entend), au niveau européen ou mondial, idéalement sous l’égide d’un organisme indépendant (disons l’ONU, à défaut de mieux et quitte à y réfléchir plus tard), qui serait chargée de récolter les dons d’internautes. Ceux-ci pourraient par ce biais, faire un don par rapport à une oeuvre (un album ou une unique chanson) ou l’ensemble d’une oeuvre d’un artiste. Il s’agirait pour l’artiste ou son représentant de s’inscrire auprès de cette plateforme, et à ses gestionnaires de vérifier l’authenticité de l’inscription. En toute logique, du côté « artiste/producteur », le don devrait être réparti entre personnes impliquées dans le processus de « confection » de l’oeuvre concernée.

On mettrait dès lors l’internaute en position de « mécène » (concept sauf erreur notamment mentionné par M. Pinard), ou il est entièrement responsable de la valorisation du contenu qui est apprécié.

On retrouvera évidemment dans ce contexte les « sangsues » qui jouissent sans donner en retour, à l’exact identique d’un phénomène bien connu des réseaux Peer to Peer, quand ils téléchargent et se déconnectent immédiatement pour s’affranchir du repartage qui est à la source même du principe de fonctionnement. Un phénomène fort heureusement absorbé par la masse contenant une proportion suffisante de gens qui jouent le jeu.

Kamini et la chanson du dimanche sont signés sur des majors (bou les idiots)

Vous êtes entièrement libre de vos opinions 😉

Tant mieux pour eux s’ils ont pu signer chez un major sans devoir retirer l’entier de leurs publications web. Personnellement, je regrette juste que leurs producteurs luttent contre et s’aliènent ce qui est fort probablement l’immense majorité de leur public.

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